Le demi-dieu Maui, héritier de l’île de Raivavae, rencontra Te-arii-vahine-te-ahura’i. De leur union naquit Taniau puis des jumeaux: Evaarii, l’aînée et Tiarii. Lorsqu’on interrogea les accoucheuses sur le sexe de l’aînée, elles répondirent qu’il s’agissait d’une fille. Evaarii fut déshéritée de ses terres, mais plus tard, on se rendit compte qu’Evaarii était un garçon. De honte, il décida de s’exiler à Tubuai. Ainsi, la partie nord de l’île, « Ahani » fut dirigée par Tiarii et la partie sud, « Hamuri », prit Taniau comme chef. Chacun avait accès à un point d’eau, une plage, une montagne pour quêter les ennemis et un marécage pour développer la culture du taro et du cocotier. Les Hamuri devenaient de plus en plus nombreux et il leur fallait plus de terres à cultiver alors que les Ahani n’utilisaient qu’une partie de leur marécage de façon à laisser cette portion en jachère. Taniau suppliât son frère de lui céder une partie de ses terres mais sans résultat. Un conflit éclata entre les deux clans. Ce sont les mutations religieuses qui permirent d’arrêter les effusions de sang, obligeant Tiarii à céder ses terres pour la culture tout en conservant leur droit sur l’exploitation.

Grand prix du Heiva 2009


Ce récit illustre les conflits entre frères, les importantes pressions à l’obtention des terres qui conduisent aux conflits et rappelle la place importante de la religion en Polynésie.